Quelles sont les exigences du Green Deal à l’égard des producteurs d’encre ?

Facebook
Twitter
LinkedIn

Dans quels domaines les producteurs d’encre doivent-ils investir ou se réorienter dans le cadre du Green Deal?

Nous distinguons grosso modo trois piliers principaux sur lesquels les entreprises du secteur chimique doivent s’appuyer pour obtenir des résultats dans le cadre du Green Deal.

– Nous devons avant tout viser le « zéro émission» et ramener les émissions de gaz à effet de serre (comme le dioxyde de carbone) et de solvants au minimum.

Nous devons, en outre, tendre vers une pollution zéro : ni les personnes ni l’environnement ne doivent subir de nuisances, à aucune étape de la chaîne de production.

– Enfin, nous devons modifier l’ensemble de l’industrie pour maximiser la recyclabilité des encres et des supports sur lesquels nous les appliquons.

Pouvez-vous illustrer chaque étape dans le fonctionnement de Toyo Ink?

  • Zéro émission : une bête à trois têtes

Pour ce qui concerne le « zéro émission », nous sommes particulièrement attentifs à trois aspects de nos processus :

– Les émissions spécifiques au processus de production : elles sont déjà très faibles chez Toyo Ink. Nous utilisons exclusivement des encres et des vernis à séchage UV et par rayonnement. Ils ne contiennent pas de solvants et n’émettent donc pas de vapeurs nocives.

– Les émissions indirectes : il s’agit des émissions de carbone qui résultent de la consommation d’électricité. Cela nous amène à utiliser les équipements les plus économes en énergie possible. Nous choisissons toutefois, avant tout, d’acheter de l’énergie verte. Vu que Toyo Ink se concentre sur les encres UV et les encres à séchage par rayonnement, nous ne sommes pas non plus de grands consommateurs.

– Les émissions liées à l’approvisionnement en matières premières : la recherche a montré que ce maillon de la chaîne de production s’adjuge 80 à 85 % des émissions. Cela nous incite naturellement à réfléchir, par exemple, au transport le plus efficace et le plus propre possible. Des matières premières aux usines, mais aussi des produits finis aux clients (y compris l’emballage de ces produits finis).

  • Pollution zéro : recherche de solutions alternatives

En termes de pollution zéro, nous devons nous efforcer d’exclure les produits hautement nocifs pour la santé humaine et l’environnement. De nombreux fabricants d’encres européens, membres de l’association européenne des encres d’imprimerie EuPIA, le font déjà. Ils appliquent les lignes directrices de la politique d’exclusion de l’EuPIA, qui excluent les produits les plus dangereux pour la santé, et les mettent en œuvre dans leurs activités quotidiennes. Les activités menées dans le cadre de REACH les incitent à toujours rechercher des matières premières moins dangereuses. Toyo Ink joue un rôle très actif au sein de l’EuPIA et est à la pointe de la recherche pour remplacer les substances of very high concern par des alternatives plus respectueuses.

  •  Le facteur réutilisation : il reste du travail pour l’impression des plastiques

Le recyclage des encres a encore une grande marge de croissance. Chez Toyo Ink, nous utilisons des encres et des vernis à séchage UV et par rayonnement. Tant qu’ils ne sont pas durcis, nous pouvons les réutiliser à 100 %.

Il en va autrement lorsque l’encre est déjà apposée sur le papier/carton ou les films/plastiques.

Le désencrage du papier et du carton est déjà couramment utilisé aujourd’hui par le secteur du recyclage. Il permet de réengager le support (ici : le papier ou le carton) dans sa chaîne de production.

Le désencrage des plastiques n’en est toutefois qu’à ses balbutiements. Aucune étape standard de désencrage n’a encore été intégrée au processus de recyclage. L’innovation permettra certainement d’y parvenir à terme, car il est également nécessaire de fournir des produits recyclés de haute qualité.

Conclusion

Le secteur des encres d’imprimerie fait face à des défis importants. Mais les mesures déjà prises en vue d’une chaîne de production plus respectueuse de l’humain et de l’environnement s’avèrent souvent économiquement intéressantes pour le fabricant et le client. Car les encres et vernis à séchage UV et par rayonnement :

  • nécessitent peu d’énergie pour durcir ;
  • n’émettent pas de gaz nocifs et n’exigent donc pas de systèmes d’extraction coûteux ;
  • ont une longue durée de conservation (parce qu’ils ne sont pas à base d’eau ou de solvant) ;
  • n’occupent que la moitié du volume pour imprimer la même surface par rapport aux encres à base d’eau ou de solvant, ce qui fait une grande différence au niveau du transport et de l’emballage.